samedi 25 octobre 2008

Info

Vous vous demandez tous ce qui se dit l'or des Raging Bulles n'est ce pas ? Eh bien désormais à cette adresse, vous pourrez le savoir. Une vision tout à fait personnelle de ce qui c'est dit y est exposée. Merci à ce fidèle blogeur

jeudi 16 octobre 2008

Info Oscar Hibou

On vous donne l'info telle qu'elle nous a été livré ce matin. Rien n'est gagné mais une lueur d'espoir subsiste. La mobilisation continue par conséquent.

Oscar Hibou : la mobilisation s’organise !

 

La librairie indépendante spécialisée en BD et jeunesse, Oscar Hibou, à Bordeaux, dirigée par David Fournol, connaît depuis deux ans de grandes difficultés économiques. Malgré un chiffre d’affaires conséquent, la librairie est aujourd’hui en danger. La réalité économique d’une librairie est toujours très tendue : il s’agit du commerce de proximité le moins rentable. Le cas d’Oscar Hibou est particulier en ce sens que la majorité de son chiffre d’affaires (60%) est constituée par les collectivités, ce qui marque la qualité des relations établies entre Oscar Hibou et les bibliothèques sur le territoire. Mais ce qui demande une gestion de stock et de trésorerie exemplaire pour s’en sortir.

Un manque initial de fonds de roulement et la clôture il y a deux ans de ses lignes de crédit court terme mettent aujourd’hui Oscar Hibou en grand difficulté. Les comptes fournisseurs sont bloqués (en attente de règlement), ce qui a pour conséquence directe une rupture des livraisons, ce qui entraîne une baisse du CA et des incidents bancaires qui lui valent aujourd’hui une très mauvaise cotation à la Banque de France.

En 2007, il a bénéficié d’un premier accompagnement sous la forme d’une subvention au titre du protocole d’accord entre l’Etat et la Région, et d’un prêt accordé par le Crédit coopératif. L’association des Librairies Atlantiques a financé début 2008 un audit effectué par Michel Ollendorff, spécialiste en gestion de librairie pour aider David Fournol à repenser sa gestion.

Malheureusement ces mesures n’ont pas suffi à sortir la librairie de ce cycle négatif.

Une réunion s’est tenue à l’Arpel aujourd’hui pour faire un point de situation, rassemblant David Fournol, son expert comptable, Michel Ollendorff, deux représentants du Crédit coopératif, Hélène Aunos et Mathilde Rimaud de l’Arpel.

Il a été redit par tous les partenaires durant la réunion l’importance de cette librairie dans le paysage du livre et chacun a manifesté son envie de trouver des solutions pour sortir durablement Oscar Hibou de cette situation.

Plusieurs étapes sont envisagées :

-une mobilisation de fonds pour débloquer les comptes fournisseurs. Une nouvelle subvention au titre du protocole est envisagée à titre d’urgence.

-une remise à plat de l’organisation interne d’Oscar Hibou, avec rédaction d’un plan de redressement et de développement élaboré avec Michel Ollendorff et l’expert comptable.

-la banque pourrait quant à elle soutenir la librairie sous la forme de DAI.

 

La mobilisation du comité de soutien (plus de 600 signatures à ce jour) qui avait remis à Patrick Volpilhac, directeur de l’Arpel, le matin même l’ensemble des messages de soutien, est un élément essentiel de ce dispositif général ; non seulement cet élan vient réconforter David Fournol, mais aussi rassurer la banque et l’ensemble des partenaires sur le potentiel commercial et humain de la librairie.

Il y a aujourd’hui urgence : pour que la banque s’engage le plus rapidement possible, il faut que des moyens financiers soient réunis au plus vite pour débloquer les comptes fournisseurs et relancer l’activité immédiate de la librairie. L’aide de l’Etat et de la Région ne pourra pas seule venir couvrir les besoins. Aussi l’idée est lancée que le comité de soutien puisse collecter une partie des fonds nécessaires.

L’Arpel se tient à la disposition des membres du comité pour qu’ils puissent, dans les jours qui viennent, se réunir et réfléchir à la concrétisation de cet engagement.

 

Contact : ARPEL Aquitaine – économie du livre – 05 57 22 40 40 – mathilde.rimaud@arpel.aquitaine.fr

Contact presse : Catherine Lefort catherine.lefort@arpel.aquitaine.fr

mercredi 15 octobre 2008

La liste d'Octobre


Comme je vous le disais dans la dernière note, ce n’est pas parce qu’il y a peu de publications que Raging Bulles sommeille. Bien au contraire même. Voici donc la liste d'octobre et quelques nouvelles pour quelques changements.

Tout d’abord n’oubliez pas que cette fois et de façon tout à fait exceptionnelle on espère, Raging Bulles aura lieu un vendredi et non un jeudi. Pour ceux qui vont se déplacer, nombreux certainement, sachez que de nouvelles têtes vont jouer les critiques. De nouvelles têtes mais non des moindres puisque Guillaume (un des libraires de Album) sera officiellement intronisé comme critique mais qu’Emmanuel Moynot (oui l’auteur, il ne s’agit pas d’un homonyme) exposera lui aussi ses considérations sur les livres choisis. David bien sûr assurera son rôle de pilier inébranlable et Eric manoeuvrera ce trio intrépide avec la dextérité qui est la sienne.

Alors venez nombreux débattre à bâtons rompus autour de cette sélection aussi piquante qu’alléchante.

Le promeneur

Tanigushi / Kusumi

Ed. Casterman


Born to be a larve

Boulet

Coll. Shampoing

Ed. Delcourt


Nouvelles du monde invisible

JC Denis

Ed Futuropolis

Le petit prince

Joan Sfar

Ed. Gallimard

Dog et moi

Thierry Plus

Coll. Bayou

Ed. Gallimard

Un après-midi un peu couvert

Philippe Squarzoni

Coll. Mirage

Ed. Decourt

mardi 14 octobre 2008

Info

Cette année le rythme de publication est d'une lenteur remarquable. Ceci est du aux ajustements qu'impliquent tous déménagements. Sachez néanmoins qu'en coulisses, Raging Bulles travaille, Raging Bulles avance, Raging Bulles trime même parfois enfin bref, sachez que Raging Bulles ne chôme pas mais que nous manquons juste d'un tout petit peu de temps pour mener à bien tous les chantiers.
Mais ça va venir, il faut être un peu patient. D'ailleurs si certain lecteurs ont des idées d'articles, toutes les propositions sont les bienvenues. Sinon rendez vous Vendredi 24 octobre pour des débats endiablés.

mardi 30 septembre 2008

Les mardis du Manga


Ahaaah ! Les mardis du Mangas vous manquez ? Eh bien ne vous inquiétez pas, ils vous manqueront encore. Car comme l’année dernière se sera de façon aussi sporadique que spontané qu’ils feront leur apparition et c’est d’ailleurs bien ce qui fait tous leurs charmes. Mais pour l’heure je vous laisse entre les mains d’un Monsieur Pierre très en verve.
 


La dernière fois, je vous transmettais tout le bien que je pensais de Coq de Combat. Mon avis sur cette série magistrale n’a pas évolué mais entre temps est arrivé la version cinématographique (Live comme ils disent) : Coq de Combat  (le film comme nous ont dit).

Excité de voir que la réalisation avait été confiée à Soi Cheang dont le précédent film Dog Bytes Dog, offrait une vision extrêmement explicite de la violence (malgré le final d’une niaiserie bisounoursale), on pouvait donc s’attendre à une adaptation frontale et jouissive pour les fans de Ryo Narushima.

 

C’est donc avec une sacrée dose de gazouillement au ventre (quand moi être content, moi toujours faire ainsi !) que j’enfournais la galette dans le lecteur et que j’appuyais sur PLAY…

1heure30 plus tard…

Je remets délicatement le disque dans son étui, me munis d’un large rouleau de chatterton, le déroule entièrement sur le boîtier du DVD. Par delà mon patio romain, j’entends mon voisin (un célèbre présentateur télé mais chut je lui ais fait la promesse de ne pas le cafter) qui répare la murette défoncée par une rencontre tragique avec son 4x4 urbain. Je dépose le boîtier du DVD ressemblant désormais à un ballon de rugby,dans sa bétonnière de confection scandinave, puis j’attends un jour que le béton sèche. Le lendemain, j’ouvre un compte avec coffre dans une banque sud américaine afin de déposer ma simili-brique. Mais  là je gruge, j’y dépose une urne funéraire vide pour brouiller les pistes. Je repars pour la vieille Europe, je trouve une ministre de la Justice que je fourre avec mon paquetage et hop pas vu, pas pris.

Bref vous comprendrez facilement mon ressentiment face à cette adaptation. Comme je ne suis pas critique ciné,  je m’abstiendrai de rentrer en détail dans l’autopsie de la bête mais en conclusion on peut dire que le manga est proportionnellement bon à ce que le film est daubesque.

Ne ratez pas prochainement sur ce blog la chronique de Twentieth Century Boy le film, je vous raconterai pourquoi la colère m’a fait m’immoler dans un cinéma.

 

 Miyamoto Musashi 

 Shotaro Ishimori

OneShot 480 pages

Ed Sensei Kana (enfin Dargaud, mais en fait Dargaud-Lombard et récemment Dargaud Lombard Dupuis et bientôt Dargaud-Lombard-Dupuis-MacDonald-Nike-Saupiquet ?)

 

Pour les puristes de la bande dessinée japonaise le nom d’Ishimori est associé à celui d’une grande imposture. En effet si le nom de Tezuka est sur toutes les lèvres, celui d’Ishimori est souvent balayé avec les poussières de l’Histoire de la bande dessinée. Et pourtant ! Oui pourtant, Ishimori mérite lui aussi le titre de maître tant ses œuvres sont marquantes tant pour leurs inventivités et leurs diversités. Contemporain de Tezuka, Mizuki, Shotaro Ishimori est de la génération d’auteurs qui, dans les années soixante,  ont imposé les règles du manga actuel. Il est le dieu de la science-fiction au Japon avec Kamen Rider, Cyborg 009, Kikaider (non traduite en France). Mais son œuvre va au-delà de la S.F et touche tous les genres de la bande dessinée : chronique moderne, récit historique, récit pour enfant, fantastique…

Dans nos contrées, il est le premier mangaka à avoir été traduit en français (et oui avant la vague Akira), seulement qui se souvient du Vent du nord est comme le hennissement d'un cheval noir ou Les secrets de l’économie japonaise en bande dessinée ? Pas grand monde, c’est vrai. Il faut dire que traduire littéralement du japonais les titres de ces manga n’a pas aidé.

Aujourd’hui,  vous n’avez plus d’excuse pour passer à côté de ce one shot résumant la vie du plus grand bretteur japonais, Miyamoto Musashi. S’appuyant sur divers sources, notamment le traité des Cinq Roues (l’autobiographie du guerrier et en même temps un formidable traité de stratégies guerrières) ou les célèbres romans Eiji Yoshikawa (La Pierre et le Sabre et sa suite La Parfaite Lumière). Ishimori dresse un portrait conforme en tout point à la légende de Musashi. On y voit une force de la nature insoumise, rebelle, investie du désir d’être le plus fort. On y trouve les différents épisodes qui font la grande histoire du guerrier, jusqu’à son dernier souffle. Le cas de Miyamoto Musashi est si exceptionnel qu’il est difficile de parler de samouraï, car si les samouraïs suivent scrupuleusement les dogmes du Bushido « voie du guerrier », Musashi s’est vite affranchi de ces codes afin de parfaire sa « voie ». Aucune école de sabre ne peut enseigner son style de combat, la manière de combattre de Musashi lui est propre. Cependant le manga d’Ishimori n’est pas une énumération barbare des nombreux cadavres parsemant la route de l’homme le plus fort du Japon. L’auteur relate avant tout une destiné hors norme à la volonté exceptionnelle.

Si le design général, obéissant aux diktats de l’époque (c'est-à-dire un graphisme très proche de Tezuka) n’est pas renversant, c’est la mise en page et la maîtrise du mouvement qui vous happe pleinement. Il faut savoir que le combat selon Musashi, c’est fulgurant, un coup ; tu es mort. Dés lors l’ambiance des combats ressemble plus à une scène de western spaghetti qu’à un joute à la Bruce Lee, l’auteur maîtrisant à merveille la temporalité et le rythme de son récit. En moins de 500 pages on traverse l’histoire d’une vie. Au passage on prend une grande leçon de zen. Musashi est probablement la personnalité la plus intéressante du récit de sabre japonais (mais il ne faut pas être jaloux, nous, on a D’artagnan).

J’ai omis volontairement toute comparaison avec Vagabond de Takehiko Inoue ; une autre série traitant de manière romanesque les aventures du même Musashi. A mes yeux, Vagabond est simplement la meilleur série de manga, l’ultime référence (Alors pourquoi tu ne la chroniques pas ????Philéas), seulement un article ne suffirait pas en parler, il faudrait un blog entier. On ne peut d’ailleurs pas mettre le titre d’Inoue en parallèle avec une autre série sans finir ses phrases par nul. Vagabond est donc jugé hors catégorie.


Monsieur Pierre

 


lundi 29 septembre 2008

Soutien



Cher tous,

Comme vous le savez peut-être déjà, un mouvement de solidarité a été lance pour apporter soutien et appui à la librairie Oscar Hibou de Bordeaux qui traverse une passe difficile. Cette librairie indépendante est un symbole du combat qui doit être mené pour le maintien de la librairie indépendante. Car il ne s’agit pas seulement de défendre « un petit gentil » contre « les grands méchants ». Le combat qui se cache derrière le maintien où non d’une librairie indépendante en centre ville est le choix ou non du maintien d’une voix différente dans le paysage bédéistique bordelais.

Le label « indé » n’est pas et n’a jamais été forcément gage de qualité. Mais il est et reste gage de différence. Et c’est sur ce terrain que tout se joue en ce moment. Les grandes structures alimentent un marché sur lequel l’uniformisation est de mise. Grand bien leur en fassent moi-même étant adepte et friand de grosses productions, je ne renie pas ce mode de fonctionnement. Mais je ne pourrais envisager le spectre de la bande dessinée sans la totalité de ses représentants. Comme le dit l’auteur Caza dans une interview que je viens de lire « C’est par ses marges que la société évolue et change… »

Or les librairies indépendantes sont les seules à présenter et à soutenir ce réseau « indé » tellement nécessaire dans la présentation de nouveaux univers, de nouvelles façons d’aborder les choses.

Fournisseur de talents et à tous point de vue, de nouveaux formats, les labels indépendants se battent pour innover tant dans le fond que dans la forme. Or pour comprendre cela, pour savoir le vendre (oui, car il s’agit bien de commerce) il faut des libraires qui aient non seulement la passion mais aussi la connaissance pour nous faire partager leurs découvertes et leurs coups de cœur, des libraires qui évoluent à la marge du système pour nous en expliquer les frontières et nous faire découvrir de nouveaux territoires.

Oscar Hibou est un lieu qui incarne cette différence sur Bordeaux, obligatoire à notre ouverture d’esprit. Or ils payent aujourd’hui cette volonté d’afficher leur différence au prix fort. La moitié de leur magasin représentant les indépendants, tout le monde sait que ce choix stratégique complique leur situation économique.

Oscar Hibou est l’occasion unique de bénéficier d’un lieu d’expression discordant dans la partition si bien huilée qui se joue dans le monde de la distribution des livres de bande dessinée. Et sur une ville aussi importante que celle de Bordeaux, comment serait-il possible d’envisager la vie du neuvième art sans cette présence ? Franchement, j’ai du mal à voir. Alors si vous voulez apporter votre soutien, vous pouvez vous rendre demain soir à 19h 30 (mardi 30 septembre donc) à la librairie

Le petit chaperon rouge

356 Avenue Thiers

33100 Bordeaux pour participer à la réunion qui va se tenir pour voir ce qu’il est possible de faire pour les aider. Ou bien vous pouvez envoyer vos idées à cette adresse mail pouroscarhibou@gmail.com

samedi 27 septembre 2008

Merci


Pas de nouvelle saison sans nouvelle affiche. Cette année c’est Hervé Bourhis, que dis-je, c’est l’immense, c’est le sublimissime, le grandiloquent Hervé Bourhis qui nous fait l’amitié de nous faire l’affiche de notre petite manifestation mensuelle. Oui ça fait un peu beaucoup comme ça, le grandiloquent, le sublimissime etc…mais sachez que comme pour beaucoup de choses dans le milieu de la culture, les gens bossent gratuitement. C’est le cas pour les auteurs qui font nos affiches. Ce sont des professionnels, qui vivent donc de leur production, mais qui font de temps à autre, des choses gratuites. Autant vous dire qu’à Raging Bulles ça nous met un peu mal à l’aise.

Alors on se rattrape comme on peut. Donc si vous ne connaissez pas le travail d’Hervé, rendez vous sur son site immédiatement et commandez ses œuvres pour le découvrir. Et si vous le connaissez déjà, allez sur son site aussi, je suis sûr que vous trouverez un livre de sa production qui vous manque. En tous les cas, merci à lui.