mardi 18 mars 2008

La liste de Mars

Voici donc la liste du prochain Raging Bulles qui aura lieu comme d'habitude, le quatrième jeudi du mois chez le Pépére, vers 20 heure. Venez nombreux.

Le visiteur du Sud

Oh Yeong Jin

Ed. Flblb


La XI° Plaie

N. Takian

Urgell

Ed. Soleil


Crémér, le maillon faible de Sumatra

D. Vandermeulen
D. Casanave
Ed.
Dargaud
Coll.
Poisson Pilote


Divine Colonie

N. Presl

Ed. Atrabile


Sept Missionnaires

A. Ayrolles
L. Critone

Ed Delcourt

 


110 %

Tony Consiglio

Ed. Çà et là

lundi 17 mars 2008

Info

Au petit jeu des perspectives concernant le neuvième art, je me suis amusé une nuit d’insomnie. Tout ceci n’est que pure divagation, mais l’avantage de poser ainsi par écrit la façon dont j’envisage l’avenir est que dans quelques années, je pourrai y revenir et comparer ma prescience avec la réalité. Mes qualités d’analyste n’en seront alors que plus encouragées ou bien définitivement enterrées. Une partie de mon avenir et de ma crédibilité repose donc dans ces quelques lignes. Voici donc comment va, pour moi et uniquement pour moi, évoluer la bande dessinée dans un avenir proche.

Pour faire une rapide présentation de mon argumentation, celle-ci se déroulera en quatre, maximum cinq étapes et chacune d'elle sera publiée un jour différent…histoire de ne pas faire de trop gros pavés de lecture et de donc rendre le tout indigeste.

La suite dés demain donc pour vous faire partager ma vision de l'avenir…

mercredi 12 mars 2008

Info

Dans quelques semaines débutera à Floirac le festival de BD qui navigue entre les quatre communes de la rive droite bordelaise depuis sept ans déjà. Les passionnés « Sud-Ouestiens » auront donc leur lot habituel de dédicaces, d’expos, de débats et autres réjouissances inhérentes à ces rencontres. D’ailleurs pour tout pour tout savoir le mieux est encore que vous vous rendiez directement ici.

Mais si je parle de cet événement ça n’est pas uniquement par soucis d’information. C’est aussi pour vous dire qu’à cette occasion va être lancé le numéro 3 de Ping Pong.

Qu’est ce que Ping Pong ? A mes yeux c’est une des meilleurs initiatives de ces dernières années. Il s’agit d’un magazine gratuit, remarquablement bien imprimé et qui a pour but de servir de tremplin à des auteurs encore peu ou pas connu mais aussi de lieu d’expression marginal pour des auteurs plus affirmés dans le métier. On y retrouve des gens comme Alfred, Sandrine Revel, Tanxxx, Rapahael B, Miss Gally….Bref, un lieu de rencontre et de création à qui l’on a donné les moyens et c’est rare. C’est suffisamment rare pour le soutenir. Or pour cela il y a deux moyens.

Le premier, c’est de le demander dans vos librairies. Plus vous le demanderez, plus la diffusion sera importante et forcément plus les publicitaires s’intéresseront à ce magazine. Car comme vous vous en doutez l’impression n’est pas gratuite, elle. Il faut donc des sous pour soutenir cette initiative et les sous viendront des espaces publicitaires proposés.

Pour tout savoir avec exactitude, il faut cliquer ici.

Une dernière chose. Les deux maisons qui sont à l’origine de tout ça ce sont les Enfants Rouges et les Editions Charrettes.

N’hésitez plus ; mettez vous immédiatement au Ping Pong.

 

dimanche 9 mars 2008

Article

Le bois des vierges

Dufaux/Tillier

Ed. Laffont BD


Vie ou mort d’un album.

Malgré une couverture très « eigthee’s » et un titre à la lourdeur pachydermique fleurant bon l’album pour mâle préadolescent, cet opus renferme dans ses pages quelques atouts. En effet, même si ce livre reste ancré dans un classicisme sans prétention, l’histoire et le dessin se marient agréablement et donnent un début de récit des plus engageant.

La guerre entre les hommes et les loups, animaux de haute noblesse dans la hiérarchie présentée ici, est sur le point de cesser grâce à un mariage entre les deux espèces. Mais le jour des noces, dans une ambiance particulièrement délétère, le couple qui devait symboliser la nouvelle union pacifique va en fait incarner le massacre à venir après l’assassinat du sieur loup par la glabre demoiselle humaine.

Posé dans une ambiance faisant clairement référence aux guerres de religions qui ont ensanglanté la seconde moitié du XVI° siècle en France, ce tome I se termine si l’on y regarde un peu vite, de façon tout à fait enthousiasmante. L’ambiance est bien assise, le combat homme animaux fonctionne et les références multiples aux contes populaires (Trois petits cochon, le petit chaperon rouge…) donnent à l’ensemble une teneur substantielle. On ne tient certes pas là le récit qui va marquer les esprits en 2008 mais un divertissement tout à fait honorable ce qui n’est déjà pas si mal vu la qualité de nombre de sorties du moment.

Mais une autre facette reste à être mise en avant si l’on désire pousser le raisonnement jusqu’au bout. En effet, depuis quelques mois maintenant Robert Laffont, l’éditeur de ce livre, tente de s’imposer dans le lucratif et florissant marché de la bande dessinée. Pour ce faire, il a ramené dans son giron quelques noms connus (Serpieri, Dorison, Dufaux….) et a publié une rafale de tome I espérant ainsi rafler un mise facile.

Or le Bois des Vierges est symptomatique de cette prise de risque que tout investisseur tente de minimiser au maximum. Il contient en lui tous les germes de la série à rallonge. Série qui vivra forcément trop si l’album double le cap de la rentabilité mais qui sera abandonné à son triste sort si celui-ci n’est jamais atteint. En d’autre terme, je redoute que cette histoire qui part plutôt bien, ne vive jamais par elle-même, mais soit embarquée dans une aventure économique qui ne la laissera que peu ou mal s’exprimer. Affaire à suivre en tous les cas…

vendredi 7 mars 2008

Raging Blog


Le trait d’un dessinateur est comme la voix d’un chanteur ou le phrasé d’un poète : sa marque. Quoi que le mot marque soit un peu inapproprié comme terme. Peut être devrai je plutôt parler de « vibration » ou plus classiquement, de « personnalité ». Toujours est il que quelque soit le mot employé, ce qu’exprime François Matton à travers ses dessins, ses écrits, ses recherches, me touche. J’y trouve une profonde poésie, d’autant que l’exploitation qu’il fait de son blog est la vision parfaite de ce que je m’imagine comme étant justement un blog. On y trouve de tout : du fini, du en phase d’être fini, de l’esquisse, du non abouti mais sur le point de….
Enfin bref, ne restez pas plus longtemps ici et précipitez vous et flânez, errez, divaguez. En un mot, régalez vous.




mardi 4 mars 2008

Les Mardis du Manga

Diên biên phû
Daisuke Nishijima
Ed. Kana
Coll. Made in
2007 (one shot)


Au premier contact ce livre nous propose une couverture colorée avec un trait simple au ton enfantin et naïf. On se dit alors que cette souriante jeune fille est une enfant dont la jeunesse va être mâchée par les horreurs de la guerre d’Indochine.
Mais quelle erreur ! Daisuke Nishijima a un vrai talent pour le mélange des genres et des tons. En effet le dessin semble sorti de l’imagination candide d’un enfant aux crayons agiles certes avec une ligne tout en rondeur et des personnages aux bouilles bien sympathiques. Sauf que l’on baigne en plein massacre ! En même temps le titre est explicite me direz-vous. Et oui c’est vrai ! mais c’est faux ! Et oui ici pas de défaite française en Indochine puisque l’action se déroule dix ans plus tard lors du conflit mené avec les Américains (qui ont d’ailleurs largement exorcisé ce moment difficile de l’histoire à travers de très nombreux livres et films). Alors quel point de vue un auteur de manga né après les faits peut-il apporter ? Celui de la pure fiction !
En effet dés les premières pages nous pouvons découvrir les yeux écarquillés, notre charmante jeune fille de la couverture massacrer et virevolter à travers les rizières pour trancher moult membres et têtes de G.I sous l’objectif d’un photographe américain à la fois témoin et narrateur. Pour se faire une idée on peut essayer de s’imaginer le mélange entre Kill Bill et Le jours le plus long…oui c’est détonant ; d’autant que le sujet de la guerre du Viêt-Nam a rarement était traité avec autant de décontraction (mis à part la série et le film M.A.S.H dans un registre nettement moins sanglant).
Notre ami photographe devient très vite obsédé par cette amazone asiatique et tentera par tous les moyens de s’en rapprocher. En quête d’amour, d’un scoop ou d’un frisson notre reporter soldat entreprend un périple insurmontable car cette incarnation humaine de la mort ne semble avoir des contacts sociaux qu’à travers le fil de son couteau.
Le rapport entre réalité historique et fiction est au centre de la problématique de l’auteur. Pour lui la réalité est souvent emprunte d’événements qui demeurent inimaginables jusqu’au moment où on les vit et donc on repousse les limites du réalisme. Le monde de l’imaginaire n’est donc pas en contradiction avec la réalité, mais il est juste la projection de celle-ci. Un parti pris scénaristique réfléchit et pertinent puisque le propos est accompagné par un dessin cartoonesque au possible.
Une bande dessinée assez déroutante tout en contraste mais pleine d’audace et surtout débarrassée de tout sentimentalisme guerrier (couché Rambo !)
Monsieur Pierre

lundi 3 mars 2008

Raging Blog

Malgré la superbe illustration en couleurs qui agrémente cette présentation, il ne faut pas se fier aux apparences. Mike est un dessinateur aux talents multiples qui maîtrise aussi bien l’illustration preuve en est faite ici, que la narration séquentielle humoristique. Autrement dit en termes moins pompeux : ce gars là à un talent narratif pour raconter des trucs drôles qui fait mouche quasiment à chaque fois.
Publié dans Lanfeust Mag pour les strips de Death Squad, chez Delcourt pour un album collectif ainsi que chez AK editions pour deux livres d'illustrations et dans 30 jours de BD pour différentes interventions, je vous incite très fortement à vous rendre sur son blog plutôt que de lire ces lignes, vous passerez forcément un moment incroyable sur Mikesquad'ventures.