samedi 19 décembre 2009

Pour le plaisiiiiiiiiiiir....

Le vagabond de Tokyo fait partie de ces livres qui, sorties dans les années 80/90 au Japon font leur apparition une quinzaine d’année plus tard dans nos bonnes contrées occidentales, à l’initiative d’éditeurs plus ou moins underground ou en mal d’exploitation commerciale.
Ce livre se compose d’une série d’histoires érotico-comico-éthyliques au court desquelles le personnage principal tente par tous les moyens, de ne pas travailler, de sortir avec des filles et de trouver de l’alcool. Préoccupations adolescente majeures, Le vagabond de Tokyo est et reste un recueil de situations plus ou moins avouables à l’humour particulier et à la forme plutôt classique.
Alors chers vagabonds et chère vagabonde, avez-vous adhéré à ces pérégrinations subtiles d’ado attardés ou bien êtes vous resté rigides face aux aventures masculines de ce héros extrême-orientale ?

Sfar possède cette capacité unique de produire une masse quasi ininterrompues de dessins, commentaires, livres et bientôt film. L’ancien temps sorti chez Gallimard au mois de novembre s’inscrit parfaitement dans cette démarche productrice voir productiviste.
Cette foisonnante histoire qui raconte la fuite et le mensonge d’une fée face aux avances d’un jeune apprenti sourcier, rassemble dans ses pages, un ogre, une licorne, des trolls, un roi qui va mourir, un loup-garou un peu démiurge bref, toute une palanquée de créatures qui vont servir une histoire riche et aux rebondissements nombreux.
Alors chère princesse, chers trolls faut-il selon vous laissez Sfar faire son second tome ou bien ce premier opus est il déjà de trop et vaut il mieux laisser les temps anciens aux oubliettes ?

Georges Sprott est un affable petit bonhomme, présentateur d’une obscure émission de télévision au sein d’une chaîne ayant connue son heure de gloire des années auparavant. Ce livre, particulièrement imposant en surface, raconte pourtant deux choses profondes : le temps qui passe et l’image qu’un homme c’est construite tout au long de sa vie, le tout en s’appuyant sur le jour de sa mort comme moment clef.
Alors chers présentateurs et chère présentatrice, avez-vous cette fois adhéré à ce livre de Seth ou bien êtes vous resté sceptique vis à vis de cette histoire ?

Jean-Claude Carrière, célèbre romancier, dramaturge, comédien, scénariste de cinéma et Bernard Yslaire auteur de bande dessinée connu notamment pour sa série Sambre, sont rassemblés aujourd’hui par les éditions Futuropolis pour nous présenter un livre au fort goût de romantisme. Pour poser les grandes lignes du cadre sachez que cette histoire débute en 1793 et que l’on va retrouver tout au long des pages deux figures majeures de l’époque : Robespierre qui incarne la révolution et le peintre Jacques Louis David dont la mission va être de réaliser, un tableau incarnant ce moment de l’histoire française.
Alors chers sans culottes, pensez vous que vous avez lu là une œuvre révolutionnaire ou bien au contraire le ciel au dessus du Louvre vous a t il plombé et participerez vous dés lors à écourter la carrière de ce livre ?

Le samouraï bambou de Matsumoto est une série qui devrait se décliner en 7 volumes et dont nous est parvenu en France, la première édition au mois d’Octobre. Le forfait est à mettre sur le compte des éditions Kana qui nous présente donc ici l’histoire d’un samouraï sans maître, un Ronin pour les connaisseurs, qui va s’installer dans la bonne ville de Tokyo afin de tenter d’y vivre paisiblement. Malheureusement la violence n’épargne personne et le samouraï va être obligé de faire usage de son art pour écarter une bande de malfaisants personnages.
Mais à la suite de son intervention musclée et sanglante il va donner son sabre à un prêteur sur gage de façon à ne plus pouvoir s’en servir et va surtout se munir d’un nouveau sabre en bambou.
Voilà pour les grands traits de cette histoire. Mais les orientalistes que vous êtes chers chroniqueurs ne vont pas manquer de nous donner leur avis tranchés sur cet épisode afin de s’avoir si nous devons laisser le bambou là ou au contraire nous inspirer des aventures de ce bon bougre ?

Flood ! est le livre d’un américain cinquantenaire qui outre la bande dessinée, sévit dans les pages du New Yorker, du New York Times et sur les murs de la célèbre Big Appel. C’est donc tout naturellement qu’il a planté le décor de cette histoire en trois chapitres rassemblés dans cet ouvrage. Alors que raconte Flood ?
Cette histoire sans, ou du moins avec très peu, de paroles, a pour fil conducteur la ville de New York donc, dans laquelle hère un homme longiligne et seul. Peuplé de symboles, l’épopée de cette homme incarné par le graphisme très personnel de l’auteur se déroule dans un climat humide et sombre.
Alors chers chroniqueurs avez vous été inondé de bonheur par l’histoire déversé tout au long de ces pages ou bien au contraire vous êtes vous noyé dans les flots impétueux de cette histoire silencieuse ?

jeudi 3 décembre 2009

ça sent le sapin...














Et la voilà elle est là, pleine de froid et foie gras, de champagne et de repas qui n'en finissent pas, de gamins hystériques et de grand-parents béats, d'huîtres douteuses et de paroles fumeuses, de rennes exténués et de petits lutins chinois exploités bref vous l'avez compris, la fin de l'année et son tourbillons de fêtes aussi répétitives qu'innévitables sont là, toutes proches, tapies sous la pluie, prêtes à vous saisir dans leurs petits bras gonflés à la conivensce familiale.
Et si vous ne savez pas quoi mettre sous le sapin le soir du 24 et bien creusez vous la tête car Raging n'est pas le libraire dont vous rêvez pour vous conseiller. Une fois passer entre les mains des critiques sadiques, non seulement vous ne saurez plus quoi penser des albums qui ont été chroniqués tellement les avis contradictoires se seront chevauchés mais en plus vous vous demanderez ce qui a bien pu vous poussez à venir écouter tout ça.
Alors chers amis bédéistes, en attendant le 17, creusez vous les méninges, noël approche !!!

Flood

Eric Drooker
Ed. Tanabis

Le ciel au dessus du Louvre
Yslaire / Carrière
Ed. Futuropolis

Le samouraï de bambou
Matsumoto
Ed. Kana

Le vagabond de Tokyo
Fukutani
Ed. Le Lézard Noir

Georges Sprott 1894-1975
Seth
Ed. Delcourt
Coll. Outsider

L’ancien temps
Tome 1 : Le roi n’embrasse pas.
Sfar
Ed. Gallimard

Raging de Bordeaux

Sous l'oeil attentif de Mister Tanguy dont les Face Bookistes qui traînent parmi vous auront pu voir le forfait sur la page Raging Bulles du fameux réseau social, le Raging de Burdigala c'est tenu devant une foule sage et attentive. " Vivement la session de noël" semblaient dire certains regards dans la salle....

Vers le nord

C'est un album que Sarah a beaucoup aimé, celui qui l'a le plus touché dans la sélection de ce soir. Une Bande Dessinée farfelue et pleine de poésie, à rapprocher de "Bottomless Belly Bottom". Céline a bien aimé également, elle aime le dessin, "épuré et ouaté comme la Suède". Un bémol toutefois pour la partie "extraterrestre" de l'histoire jugée agaçante et peu utile. Avis partagé par Emmanuel qui se demande ce que veulent (ou peuvent) apporter les moments farfelus de l'histoire, ce que les auteurs veulent raconter par ce biais là. Il a apprécié le noir et blanc, la rondeur du dessin, n'a pas eu de déplaisir à lire "Vers le nord", mais ne sait au final s'il aime bien... ou peu. Ce qui est sûr, c'est que l'album n'a pas réussi à faire voyager Dounia. Sa lecture a plus suscité chez elle vide et ennui. Un manque de force qui fait tomber à plat les passages imaginaires et farfelus, elle admet être passée à côté de cette Bande Dessinée.

La genèse

Une Bande Dessinée dense que deux chroniqueuses n'ont pu finir à temps. Emmanuel trouve intéressant le regard distancié d'un athée tel que Crumb sur le texte original de la genèse, le tout associé à une illustration magnifique selon lui. Il regrette tout de même que le commentaire final (la comparaison avec d'autres mythologies) n'ai pas été plus développé. Dans "La genèse", Crumb a développé un style plus clair que celui qu'il utilise d'habitude, on sent que le fond a primé sur la forme (c'est d'ailleurs un travail qui lui a pris beaucoup plus de temps qu'il ne le pensait au début). Sarah s'avoue un peu déçue par l'illustration "soft" de l'auteur américain. Pour tous les chroniqueurs, c'est un album qui permet à des non-praticants d'appréhender et de comprendre la genèse, avec un côté "beau livre" grâce à la richesse de l'illustration.
Au final, une précision d'Eric sur le côté énigmatique de l'auteur ...........et là, Xavier ne m'a rien mis, tu complèteras?


Blast


C'est la Bande Dessinée qui a déchainé les passions dans cette sélection de Novembre.
Emmanuel, qui connaît peu le travail de Larcenet n'a pas du tout été séduit par cet album qui ne l'a touché ni par son dessin, ni par son sujet. Un récit jugé trop long par l'ensemble des chroniqueurs, voir trop bavard. Pour Sarah, il y a beaucoup d'ambition dans "Blast", et l'utilisation d'un graphisme proche de celui qu'utilisait l'auteur dans ses albums parus aux éditions "Les rêveurs de runes" (Dallas Cow-boy, Presque...). Un style où se retrouve beaucoup d'influences (l'influence de Blutch pour Céline), et un interêt pour l'album qui démarre seulement à la fin de l'histoire. Céline trouve courageux d'avoir donné le premier rôle à un personnage noir et détestable, même si elle estime que l'auteur se perd un peu dans sa propre narration.
Dounia regrette les passages couleur qui ne fonctionnent pas, et s'interroge sur le but final de l'auteur. Elle trouve que certains passages où l'histoire semble nous entraîner s'arrêtent de manière déconcertante par la suite, comme si l'auteur ne suivait plus son idée première.
Un accueil mitigé donc pour cet album jugé intéressant mais dont les bases mettent trop de temps à se poser, qui manque un peu de souffle (comme l'a remarqué Céline), mais une vrai curiosité de la part des chroniqueurs sur la suite à paraître. L'histoire va-t'elle prendre une belle consistance ou au contraire se diluer et s'étirer totalement? A suivre...
A remarquer, l'intervention de Christiane, qui a été extrèmement touchée par "Blast". Elle se retrouve complètement dans l'album et salue le courage de l'auteur qui se cherche, se découvre, se livre. Un vrai coup de coeur et un ouvrage qu'elle trouve passionnant.


L'âge de fer

Voici un album qui fait partie du patrimoine de la Bande Dessinée française, avec un style qui a fait école pour Céline ("Monsieur Ferraille", le travail de Killofer...). Un ouvrage plein d'humour absurde et grinçant pour Emmanuel, bien représentatif de son époque. Pour tous, un livre très agréable, plein d'inventivité, dont la lecture demande quelques pauses pour être bien apprécié.
Et un coup de chapeau de l'ensemble des chroniqueurs pour le travail de "L'association" quand cette maison d'édition réédite des ouvrages tels que "L'âge de fer".


L'encyclomerveille

Un album qui n'a emballé aucun des chroniqueurs.
Pour Céline, le dessin est trop fouillis, avec des couleurs qui parasitent la compréhension du texte.
Une impression partagée par le public qui trouve que l'ouvrage donne cette impression de "déjà lu cent fois auparavant".


Blessure d'amour propre

Pour Céline et Dounia, un album touchant et courageux où Veyron soulève de manière intéressante son rapport aux femmes, aux médias et au public. C'est un album qu'elles ont lu avec plaisir, elles y retrouvent l'ambiance de l'époque, une sorte de madeleine de Proust.
Un interêt partagé par Emmanuel qui 25 ans après, retrouve les mêmes qualités et défauts de "L'amour propre" du même auteur. Les mêmes principes, le même dessin, les mêmes mécanismes fondés sur cet "humour bourgeois" (comme le dit lui-même l'auteur). Au final, une Bande Dessinée qu' Emmanuel n'a ni vraiment aimé, ni vraiment détesté.
Sarah, la plus jeune des chroniqueuses, évoque une lecture pleine de nostalgie et un ouvrage où l'auteur réfute le côté "dessinateur porno" qui lui a été attribué lors de la sortie de "L'amour propre".

Raging de Marseille

Entouré d'un public aussi enthousiaste que divers (auteurs, anonymes, amateurs éclairés et déjà quelques habitués) la Raging de Massilia c'est déroulé dans un ambiance festive et bruyante. Grâce à Marilou, en voici quelques échos. Profitez en bien et à jeudi en quinze.

RAGING BULLES

COMPTE-RENDU DU 26/11/09

Chroniqueurs présents : Aurélie, Peggy, Serge et Guillaume.



BLAST
Larcenet

• Premier opus de la nouvelle série de Larcenet : une future œuvre d'art ?

AURĖLIE :
En trois mots : Vite, la suite ! Sans doute la BD de l'année, aussi forte dans l'image que dans le texte. Le scénario est bien construit, les images sont sublimes...vraiment très réussi.

SERGE :
Une BD dans la quelle on entre facilement, grâce à un scénario bien foutu, bien narré. L'histoire coule. On lit vite, on est embarqué...

GUILLAUME :
Bel objet, réussite totale (peut-être le meilleur Larcenet a ce jour)...Toutefois, à la fin de la lecture, laisse un « goût de trop peu », et le lecteur reste sur sa faim.

PEGGY :
Une très grande ambition esthétique : On sent combien l'auteur s'est régalé dans le dessin...

LES LECTEURS :
Assiste-t-on à une psychanalyse en direct ? Dans tous les cas, le résultat est viscéral. Un ouvrage qui interroge, ouvert en questions...


LA GENĒSE
Crumb

• Avec cet ouvrage, Crumb s'offre-t-il une seconde genèse ou a-t-il vendu son âme au diable ?

GUILLAUME :
Un énorme travail basé sur une adaptation très stricte. Le niveau graphique est impressionnant et donne un rendu très « carré ». Surprenant et osé !

AURĖLIE :
Pas d'avis tranché...Une œuvre qui n'est pas provocatrice, sans doute faut-il prendre le temps de lire entre les lignes. En tous cas, renverse la sacralisation...


SERGE :
Parti cherché le côté « subversif » de Crumb, et ne l'a pas trouvé, d'où une certaine difficulté au début de la lecture. Le texte est austère et fait ressortir la cruauté de la genèse. Au final, tout Crumb est là, et le résultat est parfaitement abouti.

PEGGY :
Processus intéressant pour l'auteur, ok, mais pour le lecteur ?? Super chiant !



VERS LE NORD
Molia / Jarret

• Pour ce petit inconnu de la sélection, effroi ou ennui ?

GUILLAUME :
Tous les ingrédients sont présents pour que le résultat soit fun (vrilles narratives, fantastique...)...mais tellement lent et plombé qu'on s'ennuie à mourir. Un héros mou pour une BD pas mauvaise en soi, mais terriblement light.

PEGGY :
L'aspect « carnets de route » est très réussi et le découpage intéressant, mais au final, passé la première moitié, on se demande où veut aller l'auteur...Un résultat pas vraiment abouti, quoique graphiquement joli et très « jeunesse ».


L'ÂGE DE FER
Gébé

• Une succession d'historiettes par un vétéran d'Hara Kiri : Ni fait ni à faire ou âge d'or de Gébé ?


SERGE :
Malgré de super trouvailles, le résultat a rouillé...et épuise. Le dessin reste néanmoins ingénieux, très marqué 70's.

AURĖLIE :
Une BD détente, rigolote et sans prétention.

GUILLAUME :
Beaucoup aimé ! Un ouvrage à remettre dans son contexte, mais réussi sur le côté « être efficace » de la société actuelle. Assez grinçant, donc fonctionne bien même si un peu kitsch...







BLESSURE D'AMOUR PROPRE
Veyron

• La suite tant attendue d'un premier tome vendu à plus de 200 000 ex. Avez-vous été touchés ?

SERGE :
Déçu ! Trop d'attente peut-être ? Impression de lire un bon sketch mais...le scénario, pourtant bien fait, sonne propret et téléphoné.

PEGGY :
Une BD qui se laisse lire, drôle, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Le côté « papy fait de l'auto-bio » fait ressembler le résultat à une private joke.

AURĖLIE :
Aucune envie de lire le premier tome ! Quelques éléments intéressants dans les relations hommes/femmes, mais un résultat bien lourd.

GUILLAUME :
A peine anecdotique...L'auteur est resté bloqué dans son style graphique 80's, impression de littérature pour vieux bobos.



ENCYCLOMERVEILLE D'UN TUEUR
Chamoiseau/Ségur

• Deux grands noms = un succès ? Avez-vous été envoutés ou vous êtes-vous encyclo-emmerdés ?

PEGGY :
Coup éditorial ? Scandale ! L'album démarre assez bien, mais fuse rapidement de tous les côtés, pour un résultat surchargé. Certaines idées sont vraiment mauvaises (le héros communique avec les morts via portable). Le retour certes tant attendu de Ségur, mais rien d'autre.

SERGE :
Pas embarqué...couleurs criardes, dessin trop léché, résultat fade.

AURĖLIE :
Peut comprendre qu'on aime...mais déçue par le scénario qui n'avance pas, et qui est plein d'incohérences. De plus, le dessin est grandiloquent.

GUILLAUME :
Un régal ! Un album généreux, qui n'est pas un simple coup éditorial mais bel et bien une rencontre entre les deux auteurs. Certes, le résultat est parfois chargé, mais fun, jubilatoire, dense...il faut certes être client du graphisme.

samedi 7 novembre 2009

Le Raging de Novembre, il démembre.















Raging, c’est du lourd.

Raging Bulles ce mois-ci c’est pas pour les petits bras. Gébé, Larcenet, Crumb, Veyron, Ségur, excusez du peu. Non pas que la présence de Jarret et Molia soit à minimiser, on verra bien ce qu’en diront nos éminents critiques le 26, mais c’est vrai que là, on a quand même une sacré brochette d’auteurs à cuisiner.
A part ça je vais vous donner les noms des chroniqueurs, qui seront majoritairement, et c’est une première, des chroniqueuses pour ce coup-ci. A Bordeaux d’abord c’est l’inoxydable Dounia (Bibliothécaire) qui s’assiéra autour de la table, accompagnée en cela par l’adorable Sarah (Libraire), la charitable Céline Musseau (Journaliste) et le vénérable Emmanuel Moynot (Auteur).
Côté Marseillais la soirée sera à l’équilibre et au renouvellement puisque les déjà très expérimentées Peggy (libraire) et Aurélie (Spécialiste éclairée) représenteront avec aisance et volupté la gente féminine. Tandis que la verve de Guillaume (libraire) et de Serge (Co-organisateur du Festival d’Aix et nouvel arrivant) complétera le plateau.
Voilà voilà pour les nouvelles. Que rajouter de plus ?
Rien. Si bien sûr j’allais oublier. Chers amis Bordelais n’oubliez surtout pas de renouveler votre adhésion auprès de Eric et de l’association 9-33 qui œuvre inlassablement et avec frénésie au développement du 9éme art en Aquitaine. Et chers amis Marseillais venez nombreux.
Bonne lecture à tous et rendez vous sur le ring dans quelques semaines afin de débattre comme il se doit, de cette imposante séléction, qui pourrait en laisser quelques uns KO.

Vers le nord
Jarret / Molia
Ed Sarbacanne

L'age du fer
Gébé
Ed. L'Association

Blessure d'amour propre
Martin Veyron
Ed. Dargaud

La Genèse
Crumb
Ed. Denoël

Encyclomerveille d’un tueur
Tome 1 : L'Orphelin de Cocoyer Grand-Bois
Ségur / Chamoiseau
Ed. Delcourt
Coll. Terre de légende


Blast
Tome 1: Grasse Carcasse
Larcenet
Ed. Dargaud
Coll Poisson Pilote

dimanche 25 octobre 2009

Un petit article

Un petit article informatif et fort bien foutu, qui donne bien le ton de ce que sont ces rencontres.
A découvrir ici.

samedi 24 octobre 2009

Jeux (de mots) interdits.

Le premier Raging de l'automne a donc sévi et plusieurs choses sont à retenir. Tout d'abord il n'y aura toujours pas de résumé venant du sud pour la simple et bonne raison que notre scribe a été appelé à d'autres affaires le soir pluvieux où nous devions nous retrouver. Mais pour donner quand même une idée de ce qui s’est passé à Marseille, sachez pour celles et ceux que ça intéresse que le public était moins nombreux que le dernière fois mais toujours aussi attentif et participatif et que grosso modo, les avis qui ont été émis par nos éminents critiques se sont alignés sur ce qui c'est dit à Bordeaux (et vos pouvez retrouver ce qui c'est dit à Bordeaux à cette adresse). Pour le reste, sachez aussi que ce n'est pas mon ego surdimensionné qui m'a dicté d'inscrire ici les petites présentations que je fais en tant que passe plat officiel de ces rencontres mais plus mon envie de vous faire partager les ignobles et ratés jeux de mots que je me tord l’esprit à concocter. Et comme pour tout ce qui est partagé, il n'y a aucune, mais alors aucune, obligation à lire et surtout à apprécier ce qui suit.
Salut à tous et rendez vous le 26 novembre pour un Raging des plus prometteur.

James Bond est au 20éme siècle ce que Sherlock Holmes fut au 19éme ; une référence anglaise, certes, mais surtout l’incarnation d’une époque. Si le scientisme de Sherlock et son esprit hors norme lui permettait de résoudre n’importe quelle énigme, et surtout les plus compliqué, le sex-apple, la capacité à tenir l’alcool et l’armada invraisemblable de jouets, pardon de gadgets, de James, lui permettent eux, non pas de résoudre les problèmes, mais de les détruire pour mieux sauver le monde. Le récit qui nous est proposé ici choisi de revenir sur la jeunesse de James et peut être, je dis bien peut être, de nous dévoiler une partie de ce qui a pu composer se personnalité. Charlie Higson, le scénariste a choisi de nous faire découvrir un James Bond qui à l‘âge de treize ans, perd brutalement ses parents et est envoyé à la suite de cette événement dans le prestigieux mais un brin lugubre, collège écossais de Eaton. Si c’est à l’intérieur de ce collège que se trame les premières parties de l’intrigue ce sera hors les murs de cette structure et au bord d’un joyeux loch que James, vivra son réel baptême du feu. Alors les uns et les autres, ce James là vous a-t-il fait bondir de plaisir ou bien au contraire à la fin de cette lecture vous êtes vous dit « bon débarras » ?


Le désespoir est souvent l’apanage de l’adolescence. Adultes en devenir après avoir vu l’enfance les fuir, l’adolescence est souvent un âge difficile au court duquel beaucoup de choses de construisent pendant que dans le même temps, d’autres se détruisent, ce qui contribue sûrement à créer cet étrange sentiment qui anime cette époque de la vie.
Anco, Coréenne de son état, retranscrit ce spleen qui anime aussi les adolescents de ce pays, en une succession de petites scènes. Comme si elle voulait garder absolument une trace indélébile de cette période, elle raconte, sans filtre, les violences mesquines des adultes paumés, les cigarettes fumées à la va vite, les soirées alcoolisées servant plus à noyer l’ennui qu’à faire exploser la joie. Bref, Anco nous raconte un monde que bien peu de films et d’ouvrages abordent dans ce pays et qui pourtant paraît tellement universel. Alors chers chroniqueurs, en avez-vous réclamé encore à la fin de votre lecture ?

Il y a certains mots qui, à leur simple lecture, évoquent déjà tout un monde. C’est le cas du mot tango. Immédiatement l’accordéon vous résonne dans l’oreille et l’on s’imagine facilement un couple enlacé lascivement, lui les cheveux noirs et gominés, elle, portant une robe fourreau terriblement sexy, tous les deux évoluant sur le parquet de la piste de danse avec autant de légèreté que les notes de musiques.
Noir Tango nous plonge dans une histoire qui se déroule bien évidemment en Argentine, dans laquelle bien évidemment l’homme est un séducteur idéal mais sans biens et où la femme, bien évidemment est une riche et belle héritière. Cette histoire d’amour impossible mise en courbe par le dessinateur Philibert s’illustre d’ailleurs de façon assez expressive dans la couverture qui mériterait je pense à elle seule, une étude approfondie.
Alors cher danseurs et chère danseuse, vous êtes vous laissés emporter par le son vibrant du Tango ou bien avez été rendu malade par toutes ces circonvolutions spatiales ?



Fumer quand on est jeune, c’est cool. Fumer quand on est vieux, c’est mortel. C’est par cette petite phrase que l’on pourrait résumer cette psychanalitique aventure d’Alex Robinson qui revient après le succès, mérité de De mal en pis. Ici nous faisons la connaissance d’Andy, fumeur quarantenaire qui, en bon clopeur, a tout fait pour arrêter, sans que jamais rien ne marche. Jusqu’à ce que sa femme lui soumette l’idée de la tentative ultime, celle qui devrait le faire arrêter de façon rédhibitoire : l’hypnose. Si l’homme paraît sceptique, il se laisse néanmoins entraîner, ne sachant absolument pas dans quelle machine à remonter le temps, il allait mettre les pieds.
Alors chers amis fumistes, qu’en a-t-il été pour vous de cette lecture, avez laissé partir en fumée les déboires de ce pauvres Andy ou bien au contraire y avez vous compatis ?

La mère de toutes les guerres a pour cadre celle que l’on appela en son temps à tord, la der des der, je veux parler bien sûr de la première guerre mondiale. Mais ce n’est pas pour une fois, au côté des soldats des tranchés que va dérouler ce récit mais dans les pas d’un lieutenant de gendarmerie bien sous tout rapport et amateur de lettres Roland Vialatte (on notera d’ailleurs le nom de ce personnage principal qui n’est pas sans évoquer l’écrivain français traducteur de Kafka, Alexandre Vialatte). Mais voici donc notre homme si finement éduqué, exposé sans ménagement à la bestialité la plus barbare dans une double approche. La guerre d’abord, omniprésente et dont on découvre toute l’étendue de la boucherie et les assassinats de ces femmes sur théâtre même des opérations.
Alors chers enquêteurs et chère enquêteuse qu’avez vous pensé de cette enquête ?

La vierge froide et autres racontars aux éditions Sarbacanne est une série de petites histoires ayant pour points communs, le grand nord et la solitude des aventuriers qui ont tenté de le conquérir. Il s’agit de l’adaptation d’un recueil de nouvelles d’un écrivain danois Jon Riel, qui a lui-même passé plus de 16 années dans ces contrées désertiques et désolées.
On y croise donc l’histoire d’hommes qui rêvent que le soleil se lève tout en se racontant des histoires d’ours terrifiants, des histoires de gars qui se prennent d’affections pour un coq ou qui voit dans les pleins et les déliés de la banquises, les courbes de femmes exquises. Bref on y voit en tant que lecteur tout le panel de ce que peut engendrer, la solitude, l’isolement et l’attente.
Alors chers explorateurs et chère exploratrice, nous recommandez-vous chaudement cet album ou bien au contraire, pensez-vous qu’il vaut mieux laisser ces racontars vierge de toute exploration ?